Études de cas · Grande Prairie et Lakeland
Le Nord des villes de ressources
La région de Rivière-la-Paix et le nord-est de l'Alberta. 622 organismes de bienfaisance ayant produit une déclaration pour 2024, lus à partir des documents publics.
Un secteur qui a grandi avec l'essor et qui doit lui survivre.
À quoi ressemble le secteur ici.
Grande Prairie et Lakeland sont les deux circonscriptions qui couvrent la région de Rivière-la-Paix, dans le nord-ouest de l'Alberta, et le Lakeland, dans son nord-est, soit Bonnyville, St. Paul et Lac La Biche. À elles deux, elles comptent 622 organismes de bienfaisance enregistrés, un secteur jeune qui a grandi avec l'économie des ressources. L'organisme de bienfaisance médian fonctionne avec 89 000 $; cinquante-neuf pour cent fonctionnent avec moins de 150 000 $ et 163 avec moins de 25 000 $. Grande Prairie, GP pour les gens qui y vivent, a dépassé les soixante-dix mille habitants en 2024 et croît de trois pour cent par année.
La religion forme le groupe le plus nombreux, et les bienfaits pour la communauté viennent ensuite : les communautés de foi de villes qui ont doublé pendant un essor, et les terrains de rodéo, les sociétés agricoles et les conseils de loisirs venus avec elles. Lakeland, le plus grand territoire des deux, compte trois organismes de bienfaisance sur cinq; la circonscription de Grande Prairie a le reste.
Dix-sept pour cent des conseils comptent trois membres ou moins et, depuis février 2025, quand le centre de bénévolat de Rivière-la-Paix a fermé après plus de cinquante ans, il n'y a plus personne dans la région dont le travail soit de leur trouver des membres.
Par revenu annuel
Par fin de bienfaisance
La fin est la catégorie principale inscrite dans la déclaration à l'ARC. Le revenu médian ici est de 89 000 $; le conseil médian compte 7 membres.

Ce que les documents publics montrent de la tension.
Le modèle signale quarante-sept organismes de bienfaisance, huit pour cent, en deçà des neuf du Canada. Un signalement veut seulement dire que les déclarations d'un organisme, sur plusieurs années, ressemblent à celles d'organismes qui ont plus tard perdu leur enregistrement. Vingt-huit des quarante-sept fonctionnent avec moins de 150 000 $, et moins de cinq portent le signalement le plus fort.
Vingt-cinq enregistrements ont été révoqués entre 2022 et 2025, quatre sur cent en quatre ans. Six étaient des révocations volontaires : un conseil a décidé, a produit sa déclaration, et a fermé. Dix-neuf l'ont été pour défaut de produire, ce qui arrive d'ordinaire quand un organisme a déjà cessé de se réunir. Nous ne les nommons pas. Dans un secteur aussi jeune, la plupart avaient été bâtis pour une population ou pour un programme qui est passé à autre chose avant le conseil.
Cette année, la tension que montrent les documents locaux, c'est de l'argent qui s'est déplacé plutôt que des organismes qui ont pris fin. La province a fait passer son financement de la prévention à l'intervention; un organisme a perdu les neuf dixièmes de son budget; le refuge qui fonctionnait à 113 pour cent de sa capacité a fermé son logement de transition en avril. Rien de tout cela n'a été le choix du secteur.
À quoi ressemble une fin ici.
La distance est le premier problème. Edmonton est à quatre heures et demie de GP, et les avocates et les avocats sont à Edmonton. L'organisme qui pourrait reprendre un programme est peut-être celui de la ville voisine, dans une région où la ville voisine est à une heure de route.
La fermeture type, ici, est celle d'un organisme bâti pour un essor. Il a été fondé pour une population qui est depuis passée à autre chose, ou pour un programme de financement qui est depuis passé à autre chose, dans une ville dont l'économie décide du nombre de bénévoles qu'elle a cette année. Dix-neuf enregistrements se sont éteints en quatre ans sans qu'une décision soit prise, et chacun d'eux a d'abord été un conseil qui avait l'intention de continuer.
Qui siège aux conseils.
Cent soixante-trois organismes ont une administratrice ou un administrateur en commun avec un autre. Une même structure, une instance confessionnelle ou municipale plutôt qu'une personne, apparaît sur trente-neuf d'entre eux; en dessous, la toile est mince, des personnes qui siègent à deux conseils chacune. Une lecture possible est qu'un secteur jeune n'a pas eu le temps de se constituer la couche de personnes qui siègent partout. Les déclarations montrent cette minceur; elles ne disent pas pourquoi.
Les bulles sont des organismes, coloriés selon leur fin et dimensionnés selon leur tranche de revenu. Les points sont les personnes qui siègent à deux de ces conseils ou plus. Faites glisser pour déplacer, défilez pour zoomer, cliquez pour voir les liens d'un organisme, cliquez sur le fond pour effacer. Personne n'est nommé : la forme est publique, les personnes ne le sont pas.
Notre travail
Ce que nous ferions ici.
Dans la région de Rivière-la-Paix et dans le Lakeland, fermer ensemble voudrait dire des conseils de villes éloignées de plusieurs heures de route qui travaillent à partir d'une seule Trousse, dans un secteur jeune et lié à une seule économie.
Un organisme hôte, en général un organisme en bonne santé qui a une salle de réunion et un petit budget pour le repas du midi, invite les conseils qui ont décidé de fermer, ou qui sont en train de décider, à fermer ensemble. Chaque organisme qui se joint adopte une résolution du conseil désignant une personne de sa propre ville à la coordination et prend sa propre licence de la Trousse, sans frais lorsque le conseil a déjà décidé de fermer. Public Benefit apporte la méthode, le cartable (reliure à anneaux), la formation et le soutien par téléphone. La méthode reste dans la région de Rivière-la-Paix.
Cette étude de cas ne nomme aucun organisme encore en activité, et nous ne nous servons pas du modèle pour approcher qui que ce soit. Un conseil qui se reconnaît ici peut amorcer la conversation.
Tables rondes · la communauté de pratique, dans une même salle
Venez nous corriger.
Une journée ou une soirée à Grande Prairie, chez un organisme de bienfaisance local.
Les documents publics ne montrent qu'une partie des choses. Une table ronde réunit de six à vingt personnes influentes du milieu à Grande Prairie, pendant une journée ou une soirée, pour passer en revue cette étude de cas, la corriger et cerner les difficultés des organismes de bienfaisance près de chez elles. L'organisme hôte est un organisme de bienfaisance local en bonne santé qui a une salle de réunion et un petit budget pour le repas du midi, et un commanditaire aide à couvrir les frais. Dans le mois qui suit, nous envoyons un compte rendu dans les mots mêmes de la salle, et les corrections que cette étude de cas doit apporter sont faites et datées dans le registre des corrections. Comment se déroule une table ronde, et qui fournit quoi.
Ce que nous demanderons à la table ronde.
- Le centre de bénévolat de GP a fermé en février 2025 après plus de cinquante ans. Qui, dans la région de Rivière-la-Paix, jumelle maintenant les bénévoles et les conseils, et qu'est-il arrivé aux conseils qui en dépendaient?
- Le refuge fonctionnait à 113 pour cent et son logement de transition a fermé en avril dernier, après une compression provinciale. Parmi les organismes bâtis pour mettre en œuvre le virage de la province, de la prévention vers l'intervention, lesquels ont un plan pour le prochain virage?
- Swan City croît de trois pour cent par année depuis 2021. Quels organismes sont faits pour la ville de 2015, et lesquels le savent?
- Une même structure apparaît ici sur trente-neuf conseils. En dessous, la toile est mince. Parmi les salles communautaires, les sociétés agricoles et les communautés de foi du Lakeland, lesquelles n'ont au conseil personne qui siège aussi ailleurs?
- La région de Rivière-la-Paix et le Lakeland partagent une paire de circonscriptions et pas grand-chose d'autre. Des conseils de Bonnyville et de St. Paul s'assoiraient-ils dans la même salle que des conseils de GP et du County of Grande Prairie, et qui pourrait les accueillir?
Le Chemin critique
Fermer un organisme en Alberta.
Un organisme de bienfaisance en Alberta ferme deux fois : une première fois en vertu de la Societies Act, qui régit la personne morale, et une seconde fois en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu, qui régit l'enregistrement. Les deux démarches ont un ordre, et aucune page gouvernementale ne l'expose.
Le Chemin critique, édition de l'Alberta, c'est cet ordre sur une seule feuille pliée : chaque étape, de la première conversation difficile jusqu'à la dernière déclaration, qui la décide et le document qu'elle fait produire, avec l'autorité de réglementation dont il relève, les frais et un spécimen de sa première page. Cette étude de cas y est imprimée. Elle viendra dans l'ensemble Fondements, avec le Guide (en anglais) et l'accès à la formation Fondements. L'ensemble Fondements est en cours d'élaboration.
Aussi dans les Prairies.
Comment cette étude de cas a été faite.
Des données publiques, et de l'arithmétique. La note méthodologique complète.
Les comptes sont de l'arithmétique sur trois fichiers publics : la liste des organismes de bienfaisance de l'Agence du revenu du Canada et leurs déclarations annuelles, de 2011 à 2024; les avis de révocation de la Gazette du Canada; et le fichier des codes postaux d'Élections Canada, qui situe une adresse postale dans une circonscription. Un « signalement » est la marque que notre modèle, Canary v3 / Distress v3, appose sur un organisme de bienfaisance dont les déclarations, sur plusieurs années, ressemblent à celles d'organismes qui ont plus tard perdu leur enregistrement. C'est un signal faible, et nous le disons : environ 1,4 organisme de bienfaisance sur cent perd son enregistrement dans les trois ans, environ 2,9 sur cent parmi ceux qui sont signalés le perdent, et les autres poursuivent leurs activités. Nous nous servons des signalements pour compter, jamais pour approcher qui que ce soit.
Une adresse postale n'est pas un territoire desservi, et 22 des 343 circonscriptions du Canada ne figurent pas encore dans la table de correspondance des codes postaux. Lorsqu'un compte est inférieur à cinq, nous écrivons « moins de cinq », pour qu'aucun organisme ne puisse en être tiré. La note méthodologique présente la validation du modèle, les règles de comptage et les limites en entier.
Documents locaux, tels que publiés : My Grande Prairie Now sur la fermeture de GP-RAVO après cinquante ans, 2025; CBC sur le refuge de Grande Prairie et son logement de transition, 2026; EverythingGP sur la ville qui franchit les 70 000 habitants; Northwestern Alberta Foundation, “Vital Signs”.
Sources : liste des organismes de bienfaisance et déclarations T3010 de l'ARC, de 2011 à 2024; Gazette du Canada, Partie I, révocations de 2022 à 2025; Élections Canada, décret de représentation électorale de 2023. Modèle : Canary v3 / Distress v3, 1er juillet 2026; AUC hors période 0,68; précision des signalements 2,5 à 3,3 pour cent. Script de comptage : case-study.py; les comptes par circonscription qu'il produit : case-studies-aggregate.csv. Le fichier des scores par organisme est mis à la disposition d'une personne chargée de l'examen dans le cadre d'une entente sur les données, et l'article méthodologique sur demande. Si vous trouvez une erreur dans les comptes, écrivez à info@publicbenefit.ca; nous corrigerons l'étude de cas et l'inscrirons au registre des corrections.